<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rdf:RDF xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns="http://purl.org/rss/1.0/" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel rdf:about="http://blog.leonar.gayattitude.com/"><link>http://blog.leonar.gayattitude.com/</link><title>leonar</title><description>leonar</description><language>fr</language><webMaster>webmaster@gayattitude.com</webMaster><lastBuildDate>Fri, 14 Mar 2008 10:58:08 +0100</lastBuildDate><pubDate>Fri, 14 Mar 2008 10:58:08 +0100</pubDate><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><items><rdf:Seq><rdf:li rdf:resource="http://blog.leonar.gayattitude.com/20080314105801/les-affaires-reprennent/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.leonar.gayattitude.com/20071226032348/le-cochon-est-mort-vive-le-rat/" /><rdf:li rdf:resource="http://blog.leonar.gayattitude.com/20071118012035/ca-commence-aujourd-hui/" /></rdf:Seq></items></channel><item rdf:about="http://blog.leonar.gayattitude.com/20080314105801/les-affaires-reprennent/"><title>Les affaires reprennent</title><description>Voila. A moi la grande vie... Chômage, prime de précarité, carte de presse, drogues, pilule du lendemain, test HIV, garde à vue, fêtes, saut de l'ange à Montparnasse, vernissages, afters, printemps des poètes, drag queens, week-ends à Deauville avec Agnès Varda, les nastase tant rêvé, descente de Montmartre en long-board, comparution immédiate, le café à 3 euro,  &quot; Carla Bruni t'es super conne&quot;, loyer en retard, Ikéa à toutes les sauces, rue du Simplon aller et retour,  falafels, Yolande Moreau qui me fait une queue de poisson, vomis sur le vélux... Paris, j'arrive !
Voila, depuis je regarde les cheminées et les antennes qui se font fouetter par la tempête et j'attend qu'il se passe quelque chose... C'est ma toute première période de chômage, je laisse doucement la pression descendre... et compte mes petits sous. Quatre mois d'autonomie environs... Sauf si je m'achète un ipod et un macbook...Trop tard, trois mois d'autonomie... plus les impôts... Ouais, on va dire que c'est les grandes vacances... Depuis, la feuille blanche.  le néant, rien, les bras en croix sur le parquet, Arcade fire ou Radiohead, et le phare de la tour Eiffel qui éclaire toutes les treize secondes la télé. Des lustres qu'il faut que je redescende à Grenoble, histoire d'embrasser un petit coup mes amis, mes amours et mes emmerdes, mais pas le courage d'affronter les questions auxquelles je n'ai toujours pas trouvé de réponses. Je préfère continuer mon petit parcours, isolé du bruit des responsabilités sentimentales. Ni dieu, ni maître, même pas de tribu... 
</description><content:encoded><![CDATA[Voila. A moi la grande vie... Chômage, prime de précarité, carte de presse, drogues, pilule du lendemain, test HIV, garde à vue, fêtes, saut de l'ange à Montparnasse, vernissages, afters, printemps des poètes, drag queens, week-ends à Deauville avec Agnès Varda, les nastase tant rêvé, descente de Montmartre en long-board, comparution immédiate, le café à 3 euro,  " Carla Bruni t'es super conne", loyer en retard, Ikéa à toutes les sauces, rue du Simplon aller et retour,  falafels, Yolande Moreau qui me fait une queue de poisson, vomis sur le vélux... Paris, j'arrive !<br />
Voila, depuis je regarde les cheminées et les antennes qui se font fouetter par la tempête et j'attend qu'il se passe quelque chose... C'est ma toute première période de chômage, je laisse doucement la pression descendre... et compte mes petits sous. Quatre mois d'autonomie environs... Sauf si je m'achète un ipod et un macbook...Trop tard, trois mois d'autonomie... plus les impôts... Ouais, on va dire que c'est les grandes vacances... Depuis, la feuille blanche.  le néant, rien, les bras en croix sur le parquet, Arcade fire ou Radiohead, et le phare de la tour Eiffel qui éclaire toutes les treize secondes la télé. Des lustres qu'il faut que je redescende à Grenoble, histoire d'embrasser un petit coup mes amis, mes amours et mes emmerdes, mais pas le courage d'affronter les questions auxquelles je n'ai toujours pas trouvé de réponses. Je préfère continuer mon petit parcours, isolé du bruit des responsabilités sentimentales. Ni dieu, ni maître, même pas de tribu... <br />
]]></content:encoded><link>http://blog.leonar.gayattitude.com/20080314105801/les-affaires-reprennent/</link><dc:creator>leonar</dc:creator><dc:date>2008-03-14T10:58:01+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.leonar.gayattitude.com/20071226032348/le-cochon-est-mort-vive-le-rat/"><title>le cochon est mort, vive le rat</title><description>Ca y est, noël est passé. je redoutais, à vrai dire. 
Je ne veux en faire un foin, ce n'est finalement qu'un soir parmi tant d'autre, mais lorsqu'on goûte à la solitude, ce genre de grand-messe foudroye quelque peu nos capacités à prendre les choses du bon côté...J'avais prévu au départ de me sacrifier pour ma rédaction et de faire un reportage sur la centaine de marins Philippins au port de pêche, loin de chez eux. Le cargo est finalement parti plus tôt que prévu, le 24, en fin d'après-midi, me laissant, mon petit carnet, mon anglais de merde, ma solitude et moi, seul, à quai, devant faire face à un grand vide. Alors j'ai fais comme d'habitude dans ce genre de cas, je suis allé boire une bière. 
Trois heures plus tard, je me retrouvais au milieu d'un petit microcosme sympathique au premier abord, très entreprenant, mais très vite très lourd, leurs taux d'alcoolémie grimpants de concerts. Lorsque J. P s'est cassé la gueule en hurlant : &quot;je vais voir mes enfaaaants...&quot;, que S. lui a chourré ses clefs, et que J.P lui a broyé trois doigts, je suis parti en zigzag, dans les rues desertes, à la recherche de quelque chose à faire. Je me suis très vite retrouvé seul sur une place, en dessous de gros cadeaux illuminés. 
J'ai attendu dix minutes qu'un miracle intervienne, c'est à dire que déboule sur la place un jeune homme désemparé avec un besoin de discuter et plus si affinités. Mais comme les miracles n'existent pas, personne n'a traversé mon champ de vision, pas même un petit chaton abandonné et fragile. Je suis donc retourné boire une bière, avec ma tronche du type qui n'a rien à faire là, et qui n'a pas envie de sociabiliser. Un couple qui venait de se faire éconduire par un restaurateur du coin s'est pris d'amitié pour moi. Eux aussi devait être à la recherche d'un jeune homme desemparé qui avait besoin de discuter et plus si affinités, ils m'ont donc tenu la jambe, recherchant mon côté magique. Puis le type s'est barré, refourguant sa patate chaude de copine d'enfance au bar du village. La patate chaude était une très belle femme de 40 ans, une brune avec de très jolis yeux, une sorte de Juliette Binoche sans crème antirides, ni botox. 
Après avoir discuté avec elle de tout et n'importe quoi, histoire d'arriver au tutoiement, je l'ai finalement invité chez moi à manger une part du gâteau que m'avait offerte pour noël ma gentille voisine. Et ça s'est terminé comme ça, nous avons bu du vin, on a fumé de la beu, en regardant &quot;Le château dans le ciel&quot;, emmitouflés sous des couvertures, satisfaits d'avoir respecté le caractère exceptionnel de noël... Je ne pense pas qu'il soit envisageable un autre soir de l'année de trouver un inconnu dans la rue pour aller regarder la télé...</description><content:encoded><![CDATA[Ca y est, noël est passé. je redoutais, à vrai dire. <br />
Je ne veux en faire un foin, ce n'est finalement qu'un soir parmi tant d'autre, mais lorsqu'on goûte à la solitude, ce genre de grand-messe foudroye quelque peu nos capacités à prendre les choses du bon côté...J'avais prévu au départ de me sacrifier pour ma rédaction et de faire un reportage sur la centaine de marins Philippins au port de pêche, loin de chez eux. Le cargo est finalement parti plus tôt que prévu, le 24, en fin d'après-midi, me laissant, mon petit carnet, mon anglais de merde, ma solitude et moi, seul, à quai, devant faire face à un grand vide. Alors j'ai fais comme d'habitude dans ce genre de cas, je suis allé boire une bière. <br />
Trois heures plus tard, je me retrouvais au milieu d'un petit microcosme sympathique au premier abord, très entreprenant, mais très vite très lourd, leurs taux d'alcoolémie grimpants de concerts. Lorsque J. P s'est cassé la gueule en hurlant : "je vais voir mes enfaaaants...", que S. lui a chourré ses clefs, et que J.P lui a broyé trois doigts, je suis parti en zigzag, dans les rues desertes, à la recherche de quelque chose à faire. Je me suis très vite retrouvé seul sur une place, en dessous de gros cadeaux illuminés. <br />
J'ai attendu dix minutes qu'un miracle intervienne, c'est à dire que déboule sur la place un jeune homme désemparé avec un besoin de discuter et plus si affinités. Mais comme les miracles n'existent pas, personne n'a traversé mon champ de vision, pas même un petit chaton abandonné et fragile. Je suis donc retourné boire une bière, avec ma tronche du type qui n'a rien à faire là, et qui n'a pas envie de sociabiliser. Un couple qui venait de se faire éconduire par un restaurateur du coin s'est pris d'amitié pour moi. Eux aussi devait être à la recherche d'un jeune homme desemparé qui avait besoin de discuter et plus si affinités, ils m'ont donc tenu la jambe, recherchant mon côté magique. Puis le type s'est barré, refourguant sa patate chaude de copine d'enfance au bar du village. La patate chaude était une très belle femme de 40 ans, une brune avec de très jolis yeux, une sorte de Juliette Binoche sans crème antirides, ni botox. <br />
Après avoir discuté avec elle de tout et n'importe quoi, histoire d'arriver au tutoiement, je l'ai finalement invité chez moi à manger une part du gâteau que m'avait offerte pour noël ma gentille voisine. Et ça s'est terminé comme ça, nous avons bu du vin, on a fumé de la beu, en regardant "Le château dans le ciel", emmitouflés sous des couvertures, satisfaits d'avoir respecté le caractère exceptionnel de noël... Je ne pense pas qu'il soit envisageable un autre soir de l'année de trouver un inconnu dans la rue pour aller regarder la télé...]]></content:encoded><link>http://blog.leonar.gayattitude.com/20071226032348/le-cochon-est-mort-vive-le-rat/</link><dc:creator>leonar</dc:creator><dc:date>2007-12-26T03:23:48+01:00</dc:date></item><item rdf:about="http://blog.leonar.gayattitude.com/20071118012035/ca-commence-aujourd-hui/"><title>Ca commence aujourd'hui</title><description>J'arrive chez moi. J'allume la lumière. Je suis déchiré et sort tout juste d'une demi-heure d'angoisse psychosomatique en bagnole, persuadé que j'allais faire une crise sur la route. Sinon j'ai failli écraser un mouton mais je pense avec le recul que c'était un renard. Pénétrer dans ma piaule est un vrai parcours du combattant. Des fils sont suspendus de partout, attachés aux poutres massives. On dirait une yourte. Différents étages de tentures, de fringues qui sèchent  et d'étagères en tissus s'entrecroisent sur toute la hauteur de la pièce. Au sol, des tapis, des pompes, des livres et un matelas. Je suis ici depuis peu de temps, seul, dans l'un des orifices de la France. Il y a quelque mois, je croyais que j'allais me mettre au vert, je me voyais déjà courir des heures durant, en regardant la mer… Rien de tout ça, je passe mon temps à travailler et lorsque je ne travaille pas je suis chez moi à installer des cordages sur les poutres, après je prends des photos, et il est trois heures du matin et je m'endors. 
Un an, pour me prouver que je suis un homme libre, que non ça ne me fait pas peur de me faire opérer des dents de sagesse loin de ma mère, que je peux trouver un allumeur tout seul dans une casse pour ne pas payer 900 euros à mon nouveau garagiste, que je suis un artiste accompli et que je terminerais cette sale BD, sans l'aide de personne, sans horaires ni impératifs. 
Mais pour l'instant, il faut que je me calme, que je ramasse mon portable qui a volé entre les tentures, que je relève cette lourde plante sur laquelle je viens de me vautrer. Je me sens nul là tout seul dans sa chambre trop froide, surexcité, les doigts pleins de terre. 
Je me retrouve à 25 ans à devoir radicalement tout transformer, reprendre des études. 
Surtout, ne pas regarder la télé. 
J'attend deux minutes et j'allume la télé. Pourquoi est-ce que j'ai récupéré cette télé, après deux ans d'heureuse abstinence...
Par miracle, je tombe sur une belle image. Trois femmes et un train. Les couleurs sont vert-de-gris, les robes marrons et les talons hauts.  Je baisse le son et m'installe devant un petit carnet. Je me dis que ce soir, il est important que je trouve une histoire. Je cale ma tête dans un coussin et commence frénétiquement à noircir les contours d'une bouche d'un vieux croquis abandonné en cours de route. Et puis encore une fois, je lache la bouche et commence à écrire : « J'arrive chez moi. J'allume la lumière... » J'enlève mes chaussures en froissant un dessin. Epouses et concubines de Zhang Yimou enchaîne après le Tati (d'où était tiré l'image du train). Puis je me met à décrire mon entrée fracassante chez moi, il y a une demi-heure, tout en fumant, tout en regardant le début du film que j'avais loupé une première fois, en normandie chez ma grand-mère, avec mon ami V. C'était le film parfait à visionner entre sa grand-mère et son pote. Pas de sexe, que des décors superbes et une rigueur historique. Je délaisse le film, une fois que je boucle la boucle avec la scène du chant de la 3e épouse qui est cantatrice, et je baisse le son. Je ne trouverai pas d'histoire ce soir.</description><content:encoded><![CDATA[J’arrive chez moi. J’allume la lumière. Je suis déchiré et sort tout juste d’une demi-heure d’angoisse psychosomatique en bagnole, persuadé que j’allais faire une crise sur la route. Sinon j’ai failli écraser un mouton mais je pense avec le recul que c’était un renard. Pénétrer dans ma piaule est un vrai parcours du combattant. Des fils sont suspendus de partout, attachés aux poutres massives. On dirait une yourte. Différents étages de tentures, de fringues qui sèchent  et d’étagères en tissus s’entrecroisent sur toute la hauteur de la pièce. Au sol, des tapis, des pompes, des livres et un matelas. Je suis ici depuis peu de temps, seul, dans l’un des orifices de la France. Il y a quelque mois, je croyais que j’allais me mettre au vert, je me voyais déjà courir des heures durant, en regardant la mer… Rien de tout ça, je passe mon temps à travailler et lorsque je ne travaille pas je suis chez moi à installer des cordages sur les poutres, après je prends des photos, et il est trois heures du matin et je m’endors. <br />
Un an, pour me prouver que je suis un homme libre, que non ça ne me fait pas peur de me faire opérer des dents de sagesse loin de ma mère, que je peux trouver un allumeur tout seul dans une casse pour ne pas payer 900 euros à mon nouveau garagiste, que je suis un artiste accompli et que je terminerais cette sale BD, sans l’aide de personne, sans horaires ni impératifs. <br />
Mais pour l’instant, il faut que je me calme, que je ramasse mon portable qui a volé entre les tentures, que je relève cette lourde plante sur laquelle je viens de me vautrer. Je me sens nul là tout seul dans sa chambre trop froide, surexcité, les doigts pleins de terre. <br />
Je me retrouve à 25 ans à devoir radicalement tout transformer, reprendre des études. <br />
Surtout, ne pas regarder la télé. <br />
J’attend deux minutes et j’allume la télé. Pourquoi est-ce que j'ai récupéré cette télé, après deux ans d'heureuse abstinence...<br />
Par miracle, je tombe sur une belle image. Trois femmes et un train. Les couleurs sont vert-de-gris, les robes marrons et les talons hauts.  Je baisse le son et m’installe devant un petit carnet. Je me dis que ce soir, il est important que je trouve une histoire. Je cale ma tête dans un coussin et commence frénétiquement à noircir les contours d’une bouche d’un vieux croquis abandonné en cours de route. Et puis encore une fois, je lache la bouche et commence à écrire : « J’arrive chez moi. J'allume la lumière... » J’enlève mes chaussures en froissant un dessin. Epouses et concubines de Zhang Yimou enchaîne après le Tati (d’où était tiré l’image du train). Puis je me met à décrire mon entrée fracassante chez moi, il y a une demi-heure, tout en fumant, tout en regardant le début du film que j’avais loupé une première fois, en normandie chez ma grand-mère, avec mon ami V. C’était le film parfait à visionner entre sa grand-mère et son pote. Pas de sexe, que des décors superbes et une rigueur historique. Je délaisse le film, une fois que je boucle la boucle avec la scène du chant de la 3e épouse qui est cantatrice, et je baisse le son. Je ne trouverai pas d’histoire ce soir.]]></content:encoded><link>http://blog.leonar.gayattitude.com/20071118012035/ca-commence-aujourd-hui/</link><dc:creator>leonar</dc:creator><dc:date>2007-11-18T01:20:35+01:00</dc:date></item></rdf:RDF>